« Love Songs Part Two » de Romare : le disco épuré et industriel multi-référencé

 

L’artiste londonien qui va ringardiser Discolsure, c’est lui : Archie Fairhurst alias Romare. Avec « Love Songs Part Two », paru le 11 novembre, le jeune british fait la cour à tes oreilles avant de te faire l’amour par tous les pores.

Romare roule sa bosse depuis 2012. A l’époque, il traîne dans les contrées des percutions africaines et compose « Meditations on Afrocentrism ». Il cherche son style en usant de vieux documentaires misent en musique par de l’l’électro simple mais percutante. A la recherche de collage sonore dans une mouvance downtempo, le petit anglais se dévoile dans le jazz et c’est par l’amour qui s’installera une place sur la scène londonienne. Avec son style déjà très distinctif il dévoile « Love Songs : Part On », s’exerce à l’Acid Jazz, toujours dans la retenue, histoire de pas « craché » au mauvais moment mais d’attendre portement l’orgasme auditif.

Il enchaine avec un premier album « Projections » a été un énorme succès pour la critique et salué par de nombreux artistes, « album de l’année » par DJ Mag et louanges de Bonobo, Four Tet et Annie Mac. Romare devient le jeune producteur à suivre. Et c’est loin d’être une comète qui a pété en plein vol mais belle est bien une supernova qui ne cesse de grossir.

« Dans cet album j’ai voulu couvrir tous les domaines de l’amour, des besoins sexuels primaires aux tendres 1ères rencontres, des amourettes aux vraies histoires », raconte-t-il. Tout ceci lié par sa vision unique et une signature sonore bien reconnaissable. Frais, vivifiant, instable, épuré et musclé, dans son 2ème album, « Archie » Romare explore toutes les facettes de l’amour : du romantisme le plus pur aux pulsions primaires, ou encore la ferveur religieuses. On retrouve ses premiers amours teintés de rythmique afro et des influences soul, des délires punk-funk, du Swing proche de Teo parish Le sample a toujours un rôle clé dans sa musique et sa façon de produire, mais la grande nouveauté vient des synthés monophoniques, du « dictaphone de sa grand-mère, la mandoline de son père, la basse et une variété de guitares et claviers qui ont des rôles plus centraux ». Sans partir dans la Jig, Romare glisse vers la musique traditionnelle folk irlandaise. Nettement plus disco et psychédéliques l’artiste british garde son style tout en faisant grandement évolué ses inspirations pour concevoir un album varié et électrisant.

 

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