Séries Netflix : Le panel des initiés

Les grandes séries dominent nos choix, on regarde tous les mêmes choses. Alors il y a une foison d’innovations Netflix qui nous passent sous le nez. Pour remédier à cet écueil Le Grand Bestiaire vous propose de laisser de côté Jon Snow, de découvrir de nouvelles contrés pratiquement inconnues et de vous faire plaisir. Avec ça, plus de spoil à guetter.

L’humour absurde

BoJack Horseman

Les séries animées ont rarement la chance d’avoir une réelle histoire de fond, en général des comédies s’enchainent d’épisodes en épisode sans aucune lien entre elles. Mais voilà venu BoJack Horseman une série qui délivre une surprenante profondeur, en suivant de près une ancienne star de sitcom.

De l’absurde partout, comme son nom l’indique le protagoniste est un cheval et pourtant son monde n’est pas peuplé que d’animaux anthropomorphes. Cette ancienne célébrité a un rêve, celui d’écrire sa biographie. Mais étant un célibataire à moitié alcoolique (ce qui nous rappelle notre oncle charlie) il se fait aider par une réelle écrivain.

Bonus : On ne sait pas quand rire, et quand déprimer. Les acteurs qui font les voice-overs sont géniaux. Le générique rend addict.

Unbreakable Kimmy Schmidt

Kimmy a été enfermée dans un bunker par un leader de secte, elle découvre donc la vie – et la ville de New-York – comme une trentenaire infantile. Elle est entourée de son super colocataire Titus, le gay le plus glamour de tout Brooklyn et de son employeur Jacqueline une “Desesperate housewife of New-York”.

On se demande pourquoi la NBC a refusé ce show, ils doivent s’en mordre les doigts. Cette machine de rires à feu rapide a été créée par Tina Fey et Robert Carlock. Leur humour satirique va de l’absurde à la noirceur dérangeante et on adore !

Bonus : on peut le revoir encore et encore. Les zygomatiques font du sport. Le casting est parfait. Le générique qui ne décollera plus de votre cerveau.

Les super-héros

Daredevil

L’ère moderne de super-héros TV en est encore à ses débuts, avec des choses plutôt drôle comme Le Flash en plein retour. Mais Daredevil prend la plus haute distinction de ce sous-genre, dépassant de loin Arrow et son soap-opéra. L’écriture est solide, le badinage entre les personnages est grand, et il est rare de voir à la télévision des scènes de combat aussi bien chorégraphiées.

Avec un scénario qui emballe un coup de poing bien graveleux dans l’Univers Cinématographique Marvel, sans toute la prétention des films DC. Avec Wilson Fisk, Marvel a enfin eu un méchant qui est au niveau du Loki de Tom Hiddleston. L’acteur principal est charismatique à la fois comme Matt Murdock et son alter-ego masqué de noir.

Bonus : les cascades sublimes. Les méchants. Quelqu’un qui fait oublier Ben Affleck. La bande son, pleine de suspense.

Marvel’s Jessica Jones

Jessica Jones subsiste grâce à ses enquêtes de détective privée, mais on découvre rapidement qu’avec sa force surhumaine, c’est en fait une ancienne super-héroïne désabusée. Elle poursuit tout de même un super-méchant ; Kilgrave interprété par le merveilleux David Tennant, celui-ci l’ayant fait devenir ce qu’elle est.

Jessica Jones s’inscrit dans la mime lignée que Daredevil, même quartier, même manque de lumière et d’espoir. Pour une fois on ne suit pas un super-héros débutant, mais une héroïne qui hésite entre la justice et la retraite.

Bonus : Vous voulez du féminisme, en voici. L’image est encore plus crue que chez son copain aveugle. Un méchant Doctor Who.

Les rêves

Sense8

Cette série est unique en son genre, Sense8 est un monolithe à cerveaux partagés. Les géniales  (oui maintenant elles sont sœurs) Wachowski nous offrent un drame de science-fiction. De l’action, du sexe, des pleurs, des chants, vous avez là le package complet !

Bon, au départ on ne comprend pas tout, l’histoire orbite autour de 8 personnages en simultané. Et pour ne pas nous rendre la tache plus aisée, ils sont dispatchers partout dans le monde. On saisit rapidement que la mort d’une femme les lient tous ensembles, mais il faut se laisser porter par l’inconnu pour accéder à la vérité.

Bonus : Le casting est parfait, certaines têtes peu connues et d’autres inconnues se répondent comme des maitres. L’image est elle aussi sublime, c’est un voyage pour les yeux.

Narcos

Narcos est l’exemple le plus abouti du modèle de production propre à Netflix. Là où un studio hollywoodien aurait américanisé cette histoire, Netflix joue la collaboration internationale. Coproduit par la Gaumont française, la série est tournée à Bogotà (Colombie) par le Brésilien José Padilha et dialoguée pour les trois quarts en espagnol.

L’intrigue se développe autour de l’enquête de deux agents de la DEA américaine, envoyés en Colombie pour combattre le mal à la source. La voix-off de l’un de ces deux jeunes gringo nous permet de suivre la trajectoire du narcotrafiquant Pablo Escobar, le criminel le plus violent de l’histoire. Depuis ses débuts dans les contrebandes en tout genre jusqu’à son évasion spectaculaire de prison, en passant par l’escalade meurtrière pour défendre son empire.

Bonus : Les images d’archives. L’humour pédagogique sur la drogue. De nouveaux acteurs à l’affiche.

La vraie vie

Master of None

Si vous avez aimé l’excellente série Parks and Recreation, vous connaissez déjà Aziz Ansari. Master of none, ça veux dire celui qui touche à tout mais qui ne maitrise rien, un parfait surnom pour ce personnage atypique.

Netflix lui a laissé le champ libre pour créer le quotidien de Dev, trentenaire new-yorkais, entre copains, boulot et aventures amoureuses. Cet échec de la vie est acteur, et on hésite parfois à ne pas l’appeler directement Aziz. Tout les épisodes sont différents, romantiques, absurdes, philosophes.

Bonus : Aziz, Aziz, Aziz. Ansari, Ansari, Ansari.

Love

La série de Judd Apatow, est un petit bijoux. La trame est d’une simplicité étonnante : À Los Angeles, deux trentenaires, ressortent chacun d’une relation difficile. Leur rencontre va être mouvementée.Sauf que les deux protagonistes en question ont été crées pour notre plus grand plaisir de curieux : Judd nous ouvre la porte de son monde dans des détours fictifs.

Gus, est professeur particulier sur le tournage d’une série télévisée qui ressemble énormément à Buffy contre les vampires. De son côté Mickey, interprétée par Gillian Jacobs (vue aussi dans Community) est programmatrice dans une radio par satellite.

Bonus : Les dessous du cinéma. Les dessous de la radio. Les dessous des trentenaires.


Voilà vous êtes lancés pour des heures de binge-watching.

Bonus : des séries Netflix, y’en a pleins d’autres.

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