Shia LaBeouf : pas un acteur mais un artiste !

Mais qui est Shia LaBeouf ? Est-il un génie ? Un raté ? Un fou ? Ou bien tout à la fois ?
Voici un acteur qui rend sa vie hors caméra artistique, avec un honnêteté désarçonnante.
Petite rétrospective sur ses dérapages contrôlés qui nous amènent à penser autrement.

Rétrospective :

Shia est fils unique, son père ancien vétéran est clown, sa mère une ballerine hippie, sa grand-mère une poétesse beatnik, son grand-père était humoriste. Il se décrit volontiers comme issu de cinq générations d’artistes n’ayant jamais percé, peut-être est-ce la raison qui pousse le jeune homme à tout tenter, quitte à paraître fou !

Il suit les traces de sa famille, mais vit une relation difficile avec eux. Vers dix ans, il rencontre un jeune acteur de série, son train de vie l’impressionne, c’est cela qui lui donne l’envie de devenir comédien.
Pas une, pas deux, Shia commence à se produire en spectacle de stand-up à Pasadena. À peine un an plus tard, il décide de monter en grade et de se trouver un agent, qu’il choisit dans les pages jaunes. On vous avait prévenu, il n’a peur de rien !

Shia mène son petit bout de chemin, et après quelques rôles dans des séries, il est répéré par Disney qui lui donne le premier rôle dans « La Guerre des Stevens ». En 15 ans, il tourne dans 24 films, même pas deux par an, et pourtant cette année, il est dans nos esprits.

Souvent comparé aux « enfants Disney », Britney ou Miley, vous voyez désormais que son chemin de vie est bien différent. C’est sans doute cela qui le rend si prône à creuser son propre-soi, à se démanteler sans cesse.

Le show :

Quand il rappe à la sortie d’une rave party :

On salue la coiffure qui nous rappelle qu’il a été élevé par des beatnik/hippie.

Et là, tout change, en 2014 Labeouf s’associe à deux artistes du même âge, Rönkkö venue de Finlande et Turner de Liverpool.

Les trois compères commencent une envolée lyrique pour notre plus grand plaisir.

 

Quand il décide de courir la longueur d’un marathon autour d’un musée :

#MetaMarathon est le premier projet de LaBeouf, Rönkkö & Turner. Ils lancent en même temps leur site ; http://thecampaignbook.com/.
C’est quand même génial de prôner la culture et de courir devant un musée sans y rentrer… Répétitivité de la vie vous avez-dit ? Shia, ce philosophe…

 

Quand il apprécie qu’on se foute de sa gueule :

Une chanson parodique sort sur moi ? Vas-y, je produis un super clip, un super enregistrement, j’engage des musiciens et j’applaudis même à la fin. Masochiste le Shia !

 

Quand il fait de la publicité en se cachant :

C’est la première de Nymphomaniacs, Shia se présente affublé d’un sac en papier pour nous faire savoir sa honte. On est presque intimes maintenant. C’est le début de la prestation I AM NOT FAMOUS ANYMORE c’est un peu le pré quel de #IAMSORRY.

 

Quand il s’est enfermé dans une galerie :

#iamsorry

Peu de vidéos pour #IAMSORRY, l’artiste s’est enfermé dans une pièce, un à un les spectateurs/acteurs venaient le voir et pouvait rester quelques minutes avec lui.

Il n’était pas seul,  des accessoires reprenant son désarroi étaient posés devant lui : le fouet d’Indiana Jones, une bouteille de Jack Daniels, un ukulélé rose, des Tweet abusifs et le livre de Daniel Clowes dont il s’était inspiré pour un court-métrage (pour lequel il fut accusé de plagiât).

#iamsorrygoodies

Quelques semaines plus tard, Shia revient sur cette expérience et raconte avoir été agressé sexuellement par une jeune femme venue avec son petit ami, pour l’art, il s’est laissé faire. Ceci dit, il en conclut qu’il a reçu plus d’amour, de reconnaissance, et d’aide psychique que d’insultes, et il en est ému. Shia donne de sa personne.

 

Quand il danse pour Sia :


Leurs prénoms se ressemblent, et ensemble, ils nous livre un clip renversant. Encore une fois, c’est un taulé pour Shia. Les puritains américains l’accusent de danser « trop près » de la jeune danseuse Maddie Zegler. Nous, on adore !

 

Quand il regarde toute sa filmographie :

L’acteur continue ses performances artistiques avec #ALLMYMOVIES, 12h de rires, de pleurs, mais surtout de honte… Chose intéressante, à part au moment du live (grâce aux tweets des spectateurs) on ne sait pas devant quel film il est. Shia peut désormais regarder droit devant lui. Quand on voit sa filmographie, il n’a en effet que quelques rôles intéressants à son actif. Heureusement, il produit, réalisé, écrit, chante, danse, et espérons le choisira mieux ses rôles !
Si vous voulez voir la version non condensée, c’est ici !

 

Quand il répond au téléphone durant 4 jours :

#touchmysoul

On arrête plus Shia ! Un autre projet artistique voit le jour, une galerie de Liverpool accueille Shia, Rönkkö et Turner pour répondre au téléphone en live et en vidéo. Encore une fois, l’acteur est au contact des spectateurs, des normaux, des inconnus. #Touchmysoul est leur dernier projet en date.
L’intégralité est disponible sur http://www.touchmysoul.net !

 


Arrivés là, on se dit que c’est très bien ficelé. Que ça doit être un des rares acteurs connus à pouvoir faire tout ce qu’il veux sans que ça nuise à sa notoriété (au contraire).

Mais surtout, on a de plus en plus de mal à la qualifier comme « acteur » et non pas comme « artiste » à part entière. Du coup, on est comme des enfants devant un Kinder Surprise, attendant de voir ce qui va en sortir.

Une chose est sûre, on sera les premiers en liste s’il réalise un long-métrage, ou n’importe quoi d’autre !
Long live Shia, and may he inspire more.

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